"En suivant la lumière du soleil, nous avons laissé derrière nous l'Ancien Monde" Christophe Colomb

"En suivant la lumière du soleil, nous avons laissé derrière nous l'Ancien Monde"    Christophe Colomb
uN mOnDe ImAgInAiRe




Bridgess, dix-sept ans, est forcée de quitter sa région ensoleillé où elle vivait avec ses parents, protecteurs et sérieux, pour partir chez son oncle, affecteux mais étrange. Elle croit renoncer à des vacances merveilleuses, certaine qu'elle ne s'habitura jamais ni aux habitants ni à la ville sombre où son oncle habite. Mais elle rencontre Kelly, lycéenne de son âge, d'une gentillesse hors du commun. Quels secrets cache cet jeune fille aux yeux d'un bleu scintillant? A la fois lumineuse et mystèrieuse, au caractère tantôt noir et terrifiant comme l'Enfer, tantôt chaud et protecteur, Kelly Lignier n'est pas de ce monde. Elle vient de bien plus loin. Bridgess en est certaine.








Personnes intéressées:






# Posté le samedi 17 janvier 2009 12:55

Modifié le dimanche 25 janvier 2009 10:20

On peut toujours rêver de ce dont on a envie, mais il faut travailler pour avoir ce dont on a besoin

On peut toujours rêver de ce dont on a envie, mais il faut travailler pour avoir ce dont on a besoin
Prologue



«On peut toujours rêver de ce dont on a envie, mais il faut travailler pour avoir ce dont on a besoin.»
Dixit de la grand-mère de Bridgess


C'était un jour des plus banals, un samedi comme les autres. Je finissais les cours à seize heures, et rentrais chez moi par le bus. Il faisait beau en ce jour du 20 mai, un grand soleil, et des températures caniculaires étaient annoncées pour les prochaines semaines à venir. Seulement, qui dit début du mois de juin, dit également épreuves de Bac anticipées. En tant qu'élève de la série Sciences et Technologies de la Gestion appelée aussi STG, je ne passerais que l'épreuve de français, oral et écrit, n'ayant pas de cours de biologie et de sciences physiques. Mais qui dit des cours supprimés, annonce aussi de nouvelles matière. J'avais donc choisis en fin de seconde l'option Communication, en plus des deux nouvelles matières: Economie-Droit et Management. Ce n'est pas une partie de plaisir croyais moi. Il faut vraiment être intéressé.
Je rentrais donc chez moi, la tête dans les nuages, pensant au vacances envisagées pour cette année si je réussissais mon Bac de français. Mes parents, très protecteurs, accepterais dans ce cas là de me laisser pour le première fois partir sans eux en vacances, leur laissant un peu d'intimité. Mais ce qui m'intéressais le plus était le faite que je pourrais peut-être partir avec des amis. Ce qui me réjouissais à merveille.
Remplit de pensées positives, je m'affalais sur mon lit, observant mon chat ronronner, ce confondant avec mes deux coussins mis sur mon lit. Il est très beau, noir jais avec des yeux jaunes. Ce que j'aimerais avoir une vie comme la sienne, dormir à longueur de journées et se faire caresser à tout bout de champs. Non vraiment c'est peut-être une belle vie. Il est nourrit, il a un toit, il est avec une famille qui l'aime, quoi demander de plus?
Je fermais les yeux, mais je ne dois pas m'endormir. J'ai encore beaucoup trop de choses à faire avant que mes parents ne rentre. Comme pour m'empêcher de m'endormir, mon chat commença à ce mettre sur moi, ses yeux jaunes me rappelant à l'ordre. Je lui donnais une caresse tendre et douce, puis je décidais de descendre à la cuisine, lui donnant à manger. Ensuite je commençais mes tâches que je devais accomplir. Tout d'abord je sortis des draps propres, et commençais à préparer les deux chambres d'amis pour la famille que nous allions recevoir chez nous à partir de demain. Je mis un bon moment à tout bien préparer, histoire de ne pas faire les choses à moitié.
Ensuite je me rendis à la cuisine. Ma mère sera heureuse de pas devoir faire la cuisine juste après être rentrée de son travail. Elle sera de bonne humeur pour que je lui reparle de mes vacances cet été.
Pendant que le repas mijotait soigneusement, je m'activais à mettre la table proprement. Pour cette partie c'est mon père qui sera heureux de ne pas à avoir à mettre la table ce soir. Mes parents vont vraiment se demander pourquoi je fais tout ça. Mais je veux qu'ils soient de bonne humeur pour aborder le sujet délicat des vacances sans eux, peu importe ce qu'il soupçonnerons ce soir.
Je revenais dans la cuisine pour finir le dîner. Une fois tout mis à l'écart du chat, je montais dans ma chambre, et m'allongeais sur le rebord de ma fenêtre, un livre en main.
Je suis une fille folle d'histoires fantastiques remplis de monde imaginaire à vous couper le souffle. Je serais incapable de vous énoncer tous les livres que j'ai pu lire, mais en tout cas je m'y connais dans le rayon fantastique.
Plongeant dans mon livre, je n'écoutais plus ce qui pouvait ce passer chez moi. Je ne savais pas où était mon chat et quelle bêtise il était entrain de faire. Je plongeais dans mon monde, un monde dans lequel on n'arrive pas facilement à m'y sortir...

# Posté le samedi 17 janvier 2009 12:56

Modifié le vendredi 23 janvier 2009 12:00

Chapitre 1



"Il est des choses qu'il faut croire pour voir"
Ralph Hodgson








Mon livre tomba. Mon chat noir me regardait, ses yeux jaunes imposant. Je le caressais, puis remarquais un pendentif sur son collier. Je le touchais. Je ne l'avait jamais vu. C'est ma mère qui l'a accroché à son collier? Mais pas le temps de réfléchir plus longtemps sur la question, la voix de ma mère parvenait jusqu'à ma chambre. Je caressais une dernière fois la tête de mon chat, et partis descendre les escaliers pour rejoindre ma mère dans le salon. Mon père était déjà assis à table et ma mère apportais les plats que j'avais mis de côté. Mes parents avaient de grands sourires, ce qui s'annonçait plutôt bien niveau ambiance. Je m'installais, et patientais, ma mère nous servant moi et mon père, chacun notre tour. Une fois ma mère servit et installée, nous commençâmes à manger. Je fus ravie que le plat soit plutôt bon, ce qui était une bonne chose vu mon niveau en cuisine. Une fois la discussion entamée, je posais mes couverts, et demandais à mes parents leur attention. Ils attendirent, que je me jette à l'eau. Avalant une dernière fois ma salive, je pris mon courage en main, et reparlais de mes vacances pour cet été.
« Je voudrais juste, que l'on reparle des vacances. On s'était mis d'accord que je partes avec mes amies à la plage, dans le sud. »
Mes parents me regardaient. Ma mère posa ses couverts, et chercha le regard de mon père. Je les regardais. Leur silence n'était pas bon signe. Ont-ils décidé de me garder auprès d'eux encore une fois cet été?
« Maman? Papa?
- Ecoute ma puce, commença ma mère, il risque d'y avoir un petit problème pour cet été.
- Et pourquoi donc? Demandais-je la voix un peu tremblante.
- Ton oncle, m'a appelé hier, continua-t-elle. Il aurait aimé te prendre pendant ces deux mois et demi de vacance. Je lui ai déjà répondu que tu étais ravie d'y aller.
- Q-quoi?
- Bridgess, continua mon père, c'est juste pour cet été. L'année prochaine si tu veux tu pourras
- Mais vous m'aviez promis!! Vous m'avez dis la même chose l'année dernière!! Interrompais-je.
- Ma puce, je suis désolée, me consola ma mère. Promis, cette fois je te fais la promesse que l'année prochaine tu partiras avec tes amies. »
Elle m'avait prit une main, et m'avait fais cette promesse en me regardant dans les yeux. Je soutenais son regard, mais je ne pouvais être en colère contre ma mère. Elle respectais toujours ses promesses. Je récupérais ma main, et je repris mes couverts, recommençant à manger. Ma mère fit de même, suivit rapidement par mon père. Le reste du dîner ce déroula dans le silence, comme n'importe quel soir en famille.

Je remontais dans ma chambre, et commençais à faire les cents pas. Je n'arrivais pas à croire que je devrais passer toutes mes vacances dans un village paumé, où tous les habitants ce connaissent. Je ne connais personne là-bas. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir y faire pendant ces deux mois et demi? Mon chat miaula. Je m'arrêtais, et allais me poser sur le lit à côté de lui.
« Tu voudrais pas venir avec moi toi? »
En guise de réponse, il sauta à terre et se frotta contre mes jambes. Je souriais, et le pris dans mes bras. Je le remerciais de vouloir rester avec moi et je le caressais comme il l'aimait.
Je dus passer toute la soirée à jouer avec lui, vu que je me réveillais, allongée sur la moitié de mon lit, des rayons de soleil traversant ma chambre. Je regardais l'heure, il était plus de midi. J'allais me faire rouspéter par ma mère si je ne me levais pas bientôt. Je fonçais dans ma salle de bain, et me changeais rapidement. Je me laverais juste après le déjeuner. Je jetais un coup d'½il à mon lit, mon chat dormant profondément entre mes coussins. Avec un petit sourire, je descendis au salon.
« Bonjour! »
Mon père me répondit en m'embrassant sur une joue, passant à côté de moi. Je sais très bien qu'il veut ce faire pardonner pour hier. Je passais près du canapé et embrassais ma mère qui lisait un livre que je reconnaissais.
« Depuis quand lis-tu ce genre de livre? Lui demandais-je.
- Depuis ce matin. Je dois bien l'avouer, je trouve ça très passionnant.
- Tu n'as pas choisis le meilleure maman.
- Peut importe chérie. Je débute. »
Elle m'adressa un clin d'½il puis se replongea dans son bouquin. Mon père nous annonça qu'il partait travailler et qu'il reviendrait que ce soir très tard. Il embrassa ma mère puis m'ébouriffa les cheveux, ce que je déteste par-dessus tout. Il partit très rapidement, ne voulant affronter ma colère. Je m'assis sur le canapé, et alluma la télé.
« Maman?
- Oui chérie?
- Quand est-ce que je pars chez oncle Dan?
- Hum... ton départ est prévu juste après ton bac de français.
- C'est dans trois semaines.
- Il me semble que oui. Ecoute chérie.
Elle ce redressa, posa le livre sur la table basse, et me prit les mains.
- Je suis sûre que tu passeras de très bonnes vacances là-bas.
- Je n'en suis pas aussi persuadée que toi.
- Le village où ton oncle habite n'est plus comme dans tes souvenirs. Il y a pleins de jeune maintenant là-bas.
- Si tu le dis.
- Tu passeras de très bonne vacances. »
Peu convaincue, je reportais mon attention sur la télé, attendant patiemment que la famille ce décide à arriver. Une heure plus tard, j'entendis une voiture ce garer devant chez moi. Les deux jours à venir allaient être très mouvementés.
Ma mère courut dehors, moi restant sur le canapé. Cette partie de la famille, je ne les aime pas spécialement. Je les trouve étranges et très spéciales. Je me levais, la porte d'entrée ouverte, et les personnes invitée débarquant. Le premier fut mon petit cousin qui débarqua comme un boulet de canon, courant dans mes bras. Dylan est le seul que je trouve normal. Il est adorable, et il embête aussi souvent mon chat. Ensuite c'était autour de ma tante de venir me serrer dans ses bras. Elle était encore vêtue de cette robe noir très longe, ses cheveux tout aussi noir s'abattant de part à d'autre de son visage. Je la trouvais belle physiquement, mais elle est aussi très étrange dans son comportement. Son mari l'est encore plus. Il arriva vers moi, avec son air très sévère qu'il me réserve à chaque fois qu'il me voit. Un homme très mystérieux et très effrayant dirais-je. Ma mère rayonnait. Ça faisait deux ans qu'elle n'avait pas vu sa grande s½ur, alors elle était très heureuse.
Je pris mon petit cousin par le main, et je l'emmena dans ma chambre. Aussitôt qu'il vit mon chat, et rigola et sauta sur le lit pour aller l'embêter. Mon chat, Diablo, courra aussitôt sous ma commode pour échapper à son ennemi juré. Je les regardais tout les deux, mon cousin voulant l'attraper.
« Dis Bridgess, commença mon cousin en abandonnant la poursuite, pourquoi tu l'as appelé Diablo?
- Et bien c'est simple.
Je pris Diablo dans mes bras et essayais de la calmer tout en m'asseyant sur une chaise.
- Je l'ai appelé comme ça parce qu'il est noir, avec des yeux jaune, et aime beaucoup chasser.
- C'est très beau Diablo.
- Merci. Hein Diablo, dis merci! »
Mon cousin ce mit à rire et il s'approcha de moi et Diablo, cette fois voulant caresser le beau chat noir qui voulait dormir dans mes bras. Je lui donna, couchant confortablement Diablo dans les bras de mon cousin. Celui-ci s'assit sur mon lit, et le regarda dormir. Je pris mon livre resté par terre, comme il été ce matin quand il est tombé. Je cherchais la page à laquelle j'étais, et je continuais à lire, mon cousin toujours concentré sur mon chat.
Je m'enfonçais petit à petit dans mon monde fantastique, avide de savoir la suite des aventures. Au fur et à mesure que le temps passait, je m'enfonçais dans l'histoire, oubliant tout ce qui pouvait m'entourer, oubliant la présence de mon cousin ou de mon chat. Je voulais savoir la suite, je voulais vivre cette histoire.
Mais soudain mon livre s'envola, et resta devant moi, quelques mètres au-dessus du sol.
« C'est cool non? »
Je tournais la tête, mon cousin regardant attentivement le livre. Il ne détournais pas le regard vers moi, mais restait fixé sur mon bouquin, très concentré.
« C'est toi qui fait ça Dylan?
- Oui pourquoi?
- Pourquoi? Tu fais voler un livre avec ton esprit! C'est impossible!!
- Tout est possible Bridgess!
- Non!
- Si! Ça s'appelle de la Magie! »


« De la Magie? »




Chapitre 1

# Posté le vendredi 23 janvier 2009 15:51

Modifié le samedi 24 janvier 2009 18:14

Chapitre 2

Mon état d'esprit avait changé. Depuis le jour où j'ai découvert la magie, mes croyances n'étaient plus les mêmes. Je me mettais à chercher des informations sur internet, et à me demander comment la magie pouvait exister. Bien sûre je trouvais toutes sortes d'explications passionnantes, mais rien sur la création de la magie. Mon cousin étant repartit, je ne pouvais pas avoir toutes les réponses à mes question. L'heure de mon départ était proche, trop proche. Là bas je n'aurai plus accès à internet ou autre chose. Je devais donc trouver mes réponses rapidement. Mon Bac étant passé, je pouvais passer mes journées à chercher, mais ça ne servait à rien en réalité.
Mon sac de voyage près, je m'allongeai sur mon lit, et regarda mon chat noir endormi sur une chaise. Demain je partirai chez mon oncle. Ça ne m'enchante pas vraiment. La dernière fois que j'y ai passé quelques temps, c'était pour mes 10 ans. Ça remonte à pas mal de temps maintenant. Diablo ce réveilla, et vînt vers moi. Il miaula.
« Non tu restes ici Diablo. T'inquiète pas pour moi. Il ne m'arrivera rien de très passionnant, j'en suis sûre. »

Le voyage était long. Je n'ai jamais aimé prendre l'avion, et ça ne m'enchante toujours pas, même aujourd'hui. Je commençais à faire des projets pour mes vacances. Je ne resterais pas souvent à traîner dans le village de mon oncle. J'ai bien l'intension de trouver un véhicule pour ces deux mois. Au moins, je pourrai aller dans les grandes villes d'à côté, si ce n'est pas trop loin, ce que je ne sais pas. Mon enthousiasme retomba. Peut-être que le village était trop isoler pour que je puisse prendre la route. Finalement je pense que je vais devoir me contenter du village. Peut-être que je pourrai faire des recherches à la bibliothèque. Il aura bien des livres sur la magie ou quelque chose dans le genre. Ma curiosité une nouvelle fois piquée au vif, je commençais à sourire. Après tout, peut-être qu'il y a bel et bien des jeunes là-bas, comme ma mère me l'a dit. Je m'amuserais peut-être, même si j'en étais pas très persuadée.
L'avion entamait sa descente. Je regardai à travers la fenêtre. Il pleuvait. C'est super pour mon premier jour de vacance. Finalement rien ne commence comme je l'aurai voulu. Une fois l'avion au sol, et je détachai ma ceinture. Bonjour Perpignan. Il ne fait pas soleil normalement dans le Sud de la France? Quelle ironie! Quand j'arrive il pleut. J'attrapai mon sac, puis descendis de l'avion comme tous les autres passagers de l'appareil. Je les suivais une fois dehors, puis dans le hall de l'aéroport, je cherchais mon oncle. Ça fait 7 ans que je ne l'ai pas vu, et je ne me rappel pas vraiment à quoi il devrait ressembler. Cela complique encore les choses. Mais un homme me faisait signe, j'en ai conclu que c'était peut-être lui. Je m'approchai, assez gêné ou dirai-je timide.
- Tu es Bridgess?
- Oui.
- Enchanté. Je suis un ami de ton oncle. Je m'appel John.
- Ho... Dan n'est pas là?
- Il a eu un empêchement.
- Un empêchement?
- Oui il a... a dû aller en urgence à l'hôpital.
- Il est malade?
John éclata de rire, presque à en pleurer de joie. Me sentant soudain très gêné et stupide, je baissai la tête. Mon oncle ne peut être malade. Sinon je ne serais pas ici. Il n'aurait pas proposé de m'accueillir chez lui pendant les grandes vacances.
- Mon dieu non Bridgess, reprit John, Dan n'est pas malade. Il va très bien. Ta mère ne t'a as dit qu'il était médecin?
- Heu... non. Elle a dû oublier.
- Je vois. Bon, je dois te ramener chez toi. Je veux dire chez ton oncle. Tu as toutes tes affaires?
- Il me manque mon sac. Je vais le chercher.
- Je t'attends ici.
- D'accord, je me dépêche.
Les joues enflammées, et très maladroite, je me dirigeais vers la salle réservée pour la réception des valises. J'attendais, scrutant attentivement tous les sacs de voyages. Le mien va bien arriver.
Je fus prise d'un malaise. Le genre de malaise qu'on ressent quand on ce sent observé. Je levais la tête, cherchant qui pouvait bien me fixer. Je n'eus pas à chercher très longtemps. Une jeune fille me fixait très attentivement. Elle était grande, mince à la peau blanche. Une cascade de boucles blondes retombaient avec élégance sur des épaules. Elle était habillée assez étrangement, mais c'est pas ce qui me frappa le plus. Ses yeux étaient bleus, mais pas de n'importe quel bleu. J'avais l'impression que ses yeux brillaient de milles éclats, au point de vous aveugler temporairement. Elle eut un sourire attendrissant, puis me fit signe de la main. Je le lui rendis, captivée. A peine avais-je cligné des yeux qu'elle avait disparût. Je me retournais, regarda derrière moi, mais elle n'était plus là. Elle m'avait l'air pourtant bien réel. Toute cette histoire de magie commence vraiment à me monter à la tête, au point de me donner des hallucinations.
Je vis mon sac de voyage. Je le prit, et marcha très rapidement vers John. Il me regardait bizarrement. Je lui fis un sourire rassurant, puis il m'invita à le suivre jusqu'à sa voiture, ce que je fis, tout en regardant mes arrières. Mais la jeune fille de tout à l'heure ne revînt pas.
Le trajet jusqu'à chez mon oncle avait long. Une heure de route parfois, pour certaines personnes, c'est long. Pour moi en ce moment c'est long. Je n'arrivai pas à me sortir cette jeune fille de la tête. Je me demandai surtout si ce que j'ai vu avait été réel ou non. Mais je ne trouvai aucune réponse.
La voiture s'arrêta. Nous sommes arrivait?
- Te voilà chez toi Bridgess, me lança John.
- Ho merci.
- Ton oncle ne devrait pas tarder maintenant. Tu t'en sortira toute seule?
- Ne vous en faites pas. Merci beaucoup d'être venu me chercher, dis-je en sortant de la voiture.
- Pas de problème. C'était avec plaisir. Au revoir Bridgess.
- Au revoir et merci encore. »
Je fermais la porte, et attendis que John soit hors de ma vue pour entrer chez mon oncle. A peine avais-je tourné les talons, qu'une voiture arrivait devant la maison. Ce devait être surement mon oncle. Comme pour confirmer mes pensées, Dan m'appela.
- Ha! Bridgess chérie! Je suis heureux de te voir ici!
- Je le suis aussi, répondis-je en me retournant.
- Viens! Je vais te monter la maison!
Il me serra dans ses bras, puis m'entraîna à l'intérieur. La maison était plutôt accueillante. Le couloir d'entrée donnait sur un petit salon très chaleureux. Dans les tons orange jaune foncé, la pièce donnait envie d'y rester. Dan me débarrassa de ma veste puis me montra l'escalier juste à ma gauche.
- Les chambres son à l'étage. Je suis désolé mais nous devrons se partager la salle de bain. Normalement je vis seul.
- Ne t'en fait pas, c'est pas très grave.
- Bien.
Gêné, il m'invita à le suivre. Nous montâmes les escaliers, puis il me montra ma chambre, juste à gauche de l'escalier.
- C'est peut-être un peu petit mais... je pense que tu t'y plaira. Enfin j'espère.
- C'est parfait. C'est très jolie.
- Oui. Bon... je vais te laisser t'installer. Tu as peut-être faim?
- Un peu oui.
- Très bien je vais faire réchauffer quelque chose. Je t'appelle quand c'est prêt.
- D'accord. Merci.
Il m'adressa un sourire timide et gêné, puis il retourna en bas, surement à la cuisine. Je posais mon sac sur le lit, et regarda la pièce. Elle était plutôt reposante, le violet et le bleu étant des couleurs plus ou moins sombre. Je m'assis sur le lit. Retour à la case départ. Que vais-je faire de mes vacances? C'est une bonne question. Je me levai, puis commença à déballer mon sac. Mon livre sur ma table de nuit. Le peu de vêtements dans la commode. Ma trousse de toilette dans la salle de bain. Mon lecteur cd dans le tiroir de la table de nuit avec aussi quelques cd que j'avais emporté.
Dan m'appela. Reposant mes effets personnels sur le lit, je descendis. Dans la cuisine, la table avait été mise, et deux repas réchauffés avaient été mis dans des assiettes. Je m'assis, et remercia encore une fois mon oncle. Il me sourie, puis nous commençâmes à manger, en silence, ce que j'appréciai. Dan mit la télévision. Les informations. Rien de bien passionnant pour ce soir apparemment. Une fois mon dîner fini, je débarrassa mon assiette, puis annonça à Dan que j'allais me coucher, le voyage m'aillant fatigué, ce qui été faux. Mais je voulais rester seule pour ce soir. Histoire de m'habituer. Il accepta, me souhaitant une bonne nuit.
Une fois dans ma chambre, je fus prise par surprise, prête à crier. La jeune fille de l'aéroport était assise sur mon lit, lisant mon livre. Je fermais la porte derrière moi et arriva vers elle, lui arrachant le livre des mains.
- Qui es-tu? Réussis-je à articuler.
- Une amie.
- Une amie? Et pourquoi je ne te connais pas? Comment es-tu rentrée ici? Pourquoi me suis tu? D'où tu viens?
- ça fait beaucoup de question tu ne trouves pas?
- Qu... peu importe!! Répond moi où je cris!
Ma menace avait l'air de lui faire peur. Elle se leva, puis le regarda.
- Je suis désolée si je t'ai fais peur. Mais je suis ici pour une bonne raison.
- Laquelle?
- Tu crois que je vais tout te dire d'un coup?!
- Ben...
- Ecoute. Je sais certaines choses à ton sujet que tu n'ai même pas en mesure d'imaginer. Tu es quelqu'un de très spéciale, et de très important. Au faite, je m'appelle Kelly!
- En-enchantée...
- Moi de même. Bon et si on parlait?!
Elle s'assit sur mon lit, et me regarda droit dans les yeux, exigeante. Je m'assis près d'elle, ne la quittant pas du regard.
Mais qu'est-ce que cette fille me veut?

Chapitre 2

# Posté le samedi 31 janvier 2009 13:15

Modifié le vendredi 06 février 2009 16:48