"Il est des choses qu'il faut croire pour voir"
Ralph Hodgson
Mon livre tomba. Mon chat noir me regardait, ses yeux jaunes imposant. Je le caressais, puis remarquais un pendentif sur son collier. Je le touchais. Je ne l'avait jamais vu. C'est ma mère qui l'a accroché à son collier? Mais pas le temps de réfléchir plus longtemps sur la question, la voix de ma mère parvenait jusqu'à ma chambre. Je caressais une dernière fois la tête de mon chat, et partis descendre les escaliers pour rejoindre ma mère dans le salon. Mon père était déjà assis à table et ma mère apportais les plats que j'avais mis de côté. Mes parents avaient de grands sourires, ce qui s'annonçait plutôt bien niveau ambiance. Je m'installais, et patientais, ma mère nous servant moi et mon père, chacun notre tour. Une fois ma mère servit et installée, nous commençâmes à manger. Je fus ravie que le plat soit plutôt bon, ce qui était une bonne chose vu mon niveau en cuisine. Une fois la discussion entamée, je posais mes couverts, et demandais à mes parents leur attention. Ils attendirent, que je me jette à l'eau. Avalant une dernière fois ma salive, je pris mon courage en main, et reparlais de mes vacances pour cet été.
« Je voudrais juste, que l'on reparle des vacances. On s'était mis d'accord que je partes avec mes amies à la plage, dans le sud. »
Mes parents me regardaient. Ma mère posa ses couverts, et chercha le regard de mon père. Je les regardais. Leur silence n'était pas bon signe. Ont-ils décidé de me garder auprès d'eux encore une fois cet été?
« Maman? Papa?
- Ecoute ma puce, commença ma mère, il risque d'y avoir un petit problème pour cet été.
- Et pourquoi donc? Demandais-je la voix un peu tremblante.
- Ton oncle, m'a appelé hier, continua-t-elle. Il aurait aimé te prendre pendant ces deux mois et demi de vacance. Je lui ai déjà répondu que tu étais ravie d'y aller.
- Q-quoi?
- Bridgess, continua mon père, c'est juste pour cet été. L'année prochaine si tu veux tu pourras
- Mais vous m'aviez promis!! Vous m'avez dis la même chose l'année dernière!! Interrompais-je.
- Ma puce, je suis désolée, me consola ma mère. Promis, cette fois je te fais la promesse que l'année prochaine tu partiras avec tes amies. »
Elle m'avait prit une main, et m'avait fais cette promesse en me regardant dans les yeux. Je soutenais son regard, mais je ne pouvais être en colère contre ma mère. Elle respectais toujours ses promesses. Je récupérais ma main, et je repris mes couverts, recommençant à manger. Ma mère fit de même, suivit rapidement par mon père. Le reste du dîner ce déroula dans le silence, comme n'importe quel soir en famille.
Je remontais dans ma chambre, et commençais à faire les cents pas. Je n'arrivais pas à croire que je devrais passer toutes mes vacances dans un village paumé, où tous les habitants ce connaissent. Je ne connais personne là-bas. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir y faire pendant ces deux mois et demi? Mon chat miaula. Je m'arrêtais, et allais me poser sur le lit à côté de lui.
« Tu voudrais pas venir avec moi toi? »
En guise de réponse, il sauta à terre et se frotta contre mes jambes. Je souriais, et le pris dans mes bras. Je le remerciais de vouloir rester avec moi et je le caressais comme il l'aimait.
Je dus passer toute la soirée à jouer avec lui, vu que je me réveillais, allongée sur la moitié de mon lit, des rayons de soleil traversant ma chambre. Je regardais l'heure, il était plus de midi. J'allais me faire rouspéter par ma mère si je ne me levais pas bientôt. Je fonçais dans ma salle de bain, et me changeais rapidement. Je me laverais juste après le déjeuner. Je jetais un coup d'½il à mon lit, mon chat dormant profondément entre mes coussins. Avec un petit sourire, je descendis au salon.
« Bonjour! »
Mon père me répondit en m'embrassant sur une joue, passant à côté de moi. Je sais très bien qu'il veut ce faire pardonner pour hier. Je passais près du canapé et embrassais ma mère qui lisait un livre que je reconnaissais.
« Depuis quand lis-tu ce genre de livre? Lui demandais-je.
- Depuis ce matin. Je dois bien l'avouer, je trouve ça très passionnant.
- Tu n'as pas choisis le meilleure maman.
- Peut importe chérie. Je débute. »
Elle m'adressa un clin d'½il puis se replongea dans son bouquin. Mon père nous annonça qu'il partait travailler et qu'il reviendrait que ce soir très tard. Il embrassa ma mère puis m'ébouriffa les cheveux, ce que je déteste par-dessus tout. Il partit très rapidement, ne voulant affronter ma colère. Je m'assis sur le canapé, et alluma la télé.
« Maman?
- Oui chérie?
- Quand est-ce que je pars chez oncle Dan?
- Hum... ton départ est prévu juste après ton bac de français.
- C'est dans trois semaines.
- Il me semble que oui. Ecoute chérie.
Elle ce redressa, posa le livre sur la table basse, et me prit les mains.
- Je suis sûre que tu passeras de très bonnes vacances là-bas.
- Je n'en suis pas aussi persuadée que toi.
- Le village où ton oncle habite n'est plus comme dans tes souvenirs. Il y a pleins de jeune maintenant là-bas.
- Si tu le dis.
- Tu passeras de très bonne vacances. »
Peu convaincue, je reportais mon attention sur la télé, attendant patiemment que la famille ce décide à arriver. Une heure plus tard, j'entendis une voiture ce garer devant chez moi. Les deux jours à venir allaient être très mouvementés.
Ma mère courut dehors, moi restant sur le canapé. Cette partie de la famille, je ne les aime pas spécialement. Je les trouve étranges et très spéciales. Je me levais, la porte d'entrée ouverte, et les personnes invitée débarquant. Le premier fut mon petit cousin qui débarqua comme un boulet de canon, courant dans mes bras. Dylan est le seul que je trouve normal. Il est adorable, et il embête aussi souvent mon chat. Ensuite c'était autour de ma tante de venir me serrer dans ses bras. Elle était encore vêtue de cette robe noir très longe, ses cheveux tout aussi noir s'abattant de part à d'autre de son visage. Je la trouvais belle physiquement, mais elle est aussi très étrange dans son comportement. Son mari l'est encore plus. Il arriva vers moi, avec son air très sévère qu'il me réserve à chaque fois qu'il me voit. Un homme très mystérieux et très effrayant dirais-je. Ma mère rayonnait. Ça faisait deux ans qu'elle n'avait pas vu sa grande s½ur, alors elle était très heureuse.
Je pris mon petit cousin par le main, et je l'emmena dans ma chambre. Aussitôt qu'il vit mon chat, et rigola et sauta sur le lit pour aller l'embêter. Mon chat, Diablo, courra aussitôt sous ma commode pour échapper à son ennemi juré. Je les regardais tout les deux, mon cousin voulant l'attraper.
« Dis Bridgess, commença mon cousin en abandonnant la poursuite, pourquoi tu l'as appelé Diablo?
- Et bien c'est simple.
Je pris Diablo dans mes bras et essayais de la calmer tout en m'asseyant sur une chaise.
- Je l'ai appelé comme ça parce qu'il est noir, avec des yeux jaune, et aime beaucoup chasser.
- C'est très beau Diablo.
- Merci. Hein Diablo, dis merci! »
Mon cousin ce mit à rire et il s'approcha de moi et Diablo, cette fois voulant caresser le beau chat noir qui voulait dormir dans mes bras. Je lui donna, couchant confortablement Diablo dans les bras de mon cousin. Celui-ci s'assit sur mon lit, et le regarda dormir. Je pris mon livre resté par terre, comme il été ce matin quand il est tombé. Je cherchais la page à laquelle j'étais, et je continuais à lire, mon cousin toujours concentré sur mon chat.
Je m'enfonçais petit à petit dans mon monde fantastique, avide de savoir la suite des aventures. Au fur et à mesure que le temps passait, je m'enfonçais dans l'histoire, oubliant tout ce qui pouvait m'entourer, oubliant la présence de mon cousin ou de mon chat. Je voulais savoir la suite, je voulais vivre cette histoire.
Mais soudain mon livre s'envola, et resta devant moi, quelques mètres au-dessus du sol.
« C'est cool non? »
Je tournais la tête, mon cousin regardant attentivement le livre. Il ne détournais pas le regard vers moi, mais restait fixé sur mon bouquin, très concentré.
« C'est toi qui fait ça Dylan?
- Oui pourquoi?
- Pourquoi? Tu fais voler un livre avec ton esprit! C'est impossible!!
- Tout est possible Bridgess!
- Non!
- Si! Ça s'appelle de la Magie! »
« De la Magie? »